Communiqués de presse

BUDGET DE SAINT-ETIENNE MéTROPOLE : AUGMENTATION MASSIVE DE LA DETTE.

Lors du dernier Conseil Communautaire a été présenté le budget de Saint-Etienne Métropole. Un budget qui vient confirmer, voire amplifier, les risques que nous avions déjà dénoncés. Avec 345 millions d'euros, ce budget confirme que l’Exécutif dispose de 11 millions supplémentaires de ressources de fonctionnement par rapport à 2016 ( à périmètre constant) pour faire face aux dépenses.

La baisse des dotations de l'état est donc largement compensée par des recettes nouvelles. L'agglomération a tous les moyens de fonctionner. Le discours politicien de M. Perdriau faisant de la baisse des dotations de l’État la raison de tous ses renoncements est donc sans fondement.

En matière d'investissement, en dehors du secteur des transports marqué par l'acquisition des 16 rames de tramways, de bus et surtout par 6 millions consacrés aux études pour la 3ème ligne de tram ( nous rappelons notre opposition à cette dépense aussi lourde qu'inutile) , il n'y a rien de neuf. Nous regrettons que ces 6 millions, qui monteront à 100 millions dans les années à venir, obèrent toute autre initiative d'envergure tout en contribuant fortement à un accroissement de la dette.

Car ce budget est marqué par un accroissement massif de la dette que nous ne pouvons cautionner. Les investissements réels totaux, à hauteur de 100 millions, ne sont pas financés et nécessiteront près de 55 millions d'emprunts. Compte tenu des 29 millions de remboursements d'emprunts passés, la dette de SEM va à nouveau progresser de 33 millions, qui s'ajoutent aux 51 millions transférés de la dette des communes ( surtout Saint-Étienne ) via les transferts de compétences.

Ainsi, fin 2017, la dette de l'agglomération aura très fortement augmenté pour atteindre près de 466 millions d' euros contre 439 aujourd'hui. Imaginer la suite du financement de la 3ème ligne de tram et celui de l'autoroute A 45 donne le vertige !

A ce rythme, cette gestion inconsciente de la collectivité laissera aux successeurs de M. Perdriau une situation financière à nouveau ingérable, pire encore qu' en 2008 !